Les maladies génétiques

           

Maladies dues à plusieurs gènes

Un ensemble de gènes défavorables combiné à l'action de l'environnement (alimentation...) concourt par leurs actions synergiques et cumulatives à l'émergence de la tare. Ici, il est quasi impossible d'éliminer complètement la maladie. On favorisera évidemment la reproduction d'individus sains. Le testage des étalons nécessite l'utilisation de plusieurs femelles apparentées.

Maladies dues à un gène dominant

La maladie se manifeste à l'état hétérozygote. Le gène s'exprime quel que soit l'allèle exprimé par le locus homologue. Tout sujet atteint a au moins l'un de ses deux parents qui est porteur de la tare. Ainsi, il ne peut plus exister de porteurs sains et il devient plus facile de lutter contre l'extension de l'affection par simple exclusion des malades.

Un individu hétérozygote affecté accouplé à un individu sain donnera 50 % de sujets normaux et 50 % de malades. Mais il ne faut pas négliger le cas de certaines maladies pouvant s'exprimer tardivement et même après la mise à la reproduction.

La brachyourie (queue courte), l'alopécie (absence de poils) des robes diluées, la polykystose rénale (kystes dans le rein) sont des exemples de maladies héréditaires autosomiques dominantes.

On exclut de la reproduction les parents si l'on n'a pas pu repérer le parent vecteur de la maladie. Les produits normaux issus d'un parent affecté n'auront des descendants sains que s'ils sont accouplés à des individus normaux.

Maladies dues à un gène récessif

Elles ne se manifestent que si le gène est présent en deux exemplaires, c'est-à-dire à l'état homozygote. Les hétérozygotes n'expriment pas la maladie mais peuvent la transmettre. Ils sont appelés "porteurs sains". Sous l'effet de la consanguinité, la fréquence de l'affection augmente. On estime que lorsqu'on décèle 1 % de malades au sein d'une population, 1 individu sur 5 est porteur de la tare. A 10 % de malades, près d'un individu "sain" sur deux est porteur. Un syndrome de déficit immunitaire, une fragilité cutanée, la séborrhée grasse, l'hypothyroïdie, une atteinte de la cornée sont des exemples d'affections héréditaires autosomiques récessives.

Les mesures de prévention nécessitent la connaissance de la généalogie des reproducteurs. Les parents des malades sont exclus de la reproduction. Pour leurs frères et leurs soeurs, un testage sur la descendance devrait être pratiqué. On croise, par exemple, un étalon avec plusieurs chattes cliniquement atteintes. S'il y a plus de 6 descendants normaux, on considère que le mâle est sain.

Maladies liées au sexe

Très rares, seuls les mâles issus de femelles porteuses, apparemment "saines", les expriment car il est difficile d'obtenir des femelles homozygotes récessives. L'hémophilie A et la myopathie dystrophique (dégénérescence des fibres musculaires) en sont des exemples.

Anomalie récessive liée au sexe : la tare est transmise à partir d'un étalon malade, par l'intermédiaire de sa descendance femelle, à la moitié de la descendance mâle de cette dernière.

Anomalie dominante liée au sexe : un père affecté transmet la tare à toutes ses filles et tout chat affecté possède un parent atteint. Les chattes hétérozygotes affectées transmettent la tare à la moitié de leur descendance.

 

           
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