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Conseils
utiles pour une mise bas et avortement! |
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a voir en cliquant ici
http://www.youtube.com/watch?v=5GYFwgd1UK0&feature=related naissance en
direct
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Il arrive que nous
soyons obligée de jouer le rôle de sage femme. |
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NE PAS PANIQUER pour sauver les chatons…
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Préparez un grand carton
et des draps de molleton un ou deux jours à l’avance. |
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Le jour de la naissance vous avez besoin d’une balance, du papier et un
crayon pour noter l’heure de naissance et le poids du chaton, d’un linge et
des draps de molleton propres et préalablement tenus au chaud, une
bouillotte peut aussi faire l’affaire, mais attention à ne pas mettre de
l’eau trop chaude. Avoir toujours à portée de main des gouttes Rescue de
Bach que l’on pourra donner à la femelle de temps à autre et des gouttes
Star of Bethlehem pour les chatons. En règle général la chatte n’a pas
besoin d’aide pour la mise bas, par contre elle aime bien que sa maîtresse
soit près d’elle, ce qui la sécurise.
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Avoir à disposition une paire de
ciseaux, du fil blanc, de l’alcool, un compte gouttes, un linge éponge tiède
et les gouttes Bach. |
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La plupart des chatons arrivent la tête en premier. C’est la présentation
antérieure et la naissance la plus facile.
La présentation postérieure, les pattes en premier, ne présente en général
aucun problème majeur,
à moins que la chatte ne se fatigue.
Des problèmes ont toutes chances d’arriver avec présentation par le siège,
lorsque l’arrière-train
arrive en premier. Les pattes sont le long du corps et peuvent s’accrocher.
1. consultez le vétérinaire 2. Armez-vous de courage et attendre une
contraction pour tirer le chaton hors de la mère. |
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PREMIERE PORTEE OU
NAISSANCES LONGUES
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Ne négligez pas votre chatte alors qu’elle entre en travail, mais ne vous
agitez pas non plus. Le premier stade peut durer des heures.
Placez-la dans un endroit plutôt sombre.
Si elle a de fortes contractions pendant plus de deux heures, appelez le
vétérinaire pour avoir son avis. |
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PROBLEME DE
NAISSANCE:
Si le chaton ne respire pas dans les quelques
secondes qui suivent, prenez-le dans vos mains et nettoyez le museau afin de dégager les
orifices pour qu'il puisse respirer, massez-le afin
d'activer sa respiration et le passage l’air. (Je mets souvent une goutte
de Star of Bethlehem sur le bout de son nez ce qui provoque une réaction et
fait crier le petit).
Attention à ne pas le secouer pour ne pas provoquer des lésions au
cerveaux. (Bébé secoué) |
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Rendez-le à sa mère dès qu’il est revenu à lui, et encouragez-la à le
lécher, ce qui stimulera aussi sa respiration
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Vous pouvez aussi séchez le chaton en le frottant avec la
serviette propre pour stimuler sa respiration
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Si la chatte ne fait pas le travail, vous
couperez le cordon ombilical. Faites une ligature près du corps (environ un bon cm) et coupez le cordon
très précautionneusement de l’autre côté. Vous aurez pris bien soin de
désinfecter la paire de ciseaux auparavant. Vous pouvez
aussi mettre une goutte de Rescue sur le petit bout du cordon ombilical
ligaturé, ce qui a un effet bienfaisant et désinfectant. |
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Avant de produire du lait, la
chatte fait du COLOSTRUM, ce nectar est très important car il contient des
anticorps pour la protection du bébé. |
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Il est donc
NECESSAIRE que le chaton puisse téter sa mère très rapidement. |
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Vous pouvez
nettoyer les tétines et les ramollir avec de l’huile de paraffine.
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Si pour une
raison quelconque la chatte ne peut nourrir de suite son petit, prenez le
chaton dans la paume de votre main et bercez le doucement, pressez
gentiment la poire du biberon pour faire sortir le lait de substitution. Le
chaton va rapidement sucer. |
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Il est important de stériliser tout ce qui sert au
nourrissage. |
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On peut utiliser un
compte-gouttes,
une seringue
ou un biberon.
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On arrive parfois à ramener à la vie, un chaton né
inconscient en le plongeant dans de l’eau chaude et en massant son petit
corps inerte.
Attention à ne pas l’ébouillanter |
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Ne pas oublier de réchauffer un chaton si celui ci
à pris froid car il tombe rapidement en hypothermie ce qui peut entraîner la
mort du petit. La nurserie devrait avoir pendant une semaine au moins une
température de environ 30° |
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A partir du 60° jour, la chatte gestante doit être
surveillée attentivement. Si rien ne se passe après le 70° jour, il vous
faudra consulter en urgence votre vétérinaire qui agira en conséquence. La
grossesse dure, suivant les races de chats de 63 à 69 jours. |
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A l’inverse, une mise bas avant le 60° jour serait
immanquablement suivie de la mort des prématurés. |
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Lorsque la mise
bas devient imminente, la température de la chatte descend
aux environs de 37° alors que normalement elle se situe aux alentours des
38,5°. |
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Les premières contractions passent souvent
inaperçues, mais on peut se douter que quelque chose se prépare quand la
chatte se lèche constamment les parties génitales. |
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Granules homéopathique |

Spray d'Urgence
Bach |
Pour une mise bas sans douleurs ou presque, mes
femelles reçoivent une préparation homéopathique.
5 jour avant la m b - 1 dose de
Nux Vomica
10 gtes matin et soir de Parturyl pour la préparation à la mise bas.
Pendant la m b 10 à 20 gtes de demi-heure en demi-heure.
Aux premières contractions je donne 2 ml d'huile de paraffine médical cela
aide à mieux glisser. Après le premier bb et si la femelle a de la peine à
mettre bas, je donne 2 ml de wombyl active la matrice à l'élimination. J'ai
évité plusieurs césarienne avec ce procédé, le wombyl se donne aussi après
pour le nettoyage de la matrice
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Wombyl pour la prévention et traitement des
complications de la mise bas. Voir le mode d'emploi.
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Appareil génital mâle et
femelle |
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L'accouplement |

Mâle montrant son pénis |
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Femelle |
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Mâle |
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Femelle

1 -
Ovaire
2 -
Trompe de Fallope
3 - Corne utérine (ouverte à droite)
4 - Col utérin
5 -
Vagin
6 -
Orifice urétral
7 - Vulve
8 -
Urètre
9 -
Uretère
10 - Vessie
11 -
Tissu adipeux
(P. Eckstein et S. Zuckerman, 1960)
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Mâle

1 - Canal déférent
2 - Cordon spermatique
3 - Épididyme 4 - Gland
5 - Glande de Cowper
6 - Muscle ischio-caverneux
7 - Prostate
8 -
Pénis
9 -
Prépuce
10 - Testicule
11 -
Uretère
12 -
Urètre
13 - Vessie
14 -
Vaisseaux testiculaires
(d'après Crouch, J. E., 1969). |
Pénis

1 - Orifice externe de l'urètre
2 - Gland du pénis
3 - Os pénien
4 - Lame préputiale interne
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25 juillet 2010 je viens de vivre le premier avortement d'une de mes
minette, à 3 semaines de la mise bas. Cela me fend le cœur tant elle pleure
de douleur :-(((
24 juillet la minette ne bouge pas de son nid et ne
mange rien de la journée, le dimanche 25 elle émets des petits miaulements
de détresse et cherche à se cacher, je l'observe et remarque qu'elle a des
contractions. Je la mets en cage à fin de mieux suivre l'évolution et me
rends à l'évidence qu'elle me fait un avortement. Elle pleure sans cesse et
la mise bas commence, une petite femelle de 70g, puis une autre de 72g et un
mâle de 64 g et encore un de 80g, pauvre minette elle se rend compte que ses
bébés sont tous mort et pleure sans cesse, quelle tristesse je ne peux rien
faire pour elle sinon rester à son chevet, elle tremble et je me soucis
d'une crise d'éclampsie, Je lui donne une dose de pyrogénium 7 ch, puis 5
granules d'un composé fortifiant et 5 granules de ferrum phosphoricum 9ch
ensuite elle reçoit un peu de viande rouge pour la soutenir, son tremblement
disparait doucement, mais la minette continue de gémir et ses yeux sont
remplis de tristesse, je lui donne encore un peu de lait maternisé et un peu
de pâte vitaminée . Les bébés à 3 semaines du termes sont bien formés bien
que un peu fripés mais il n'y a pas un souffle de vie à la naissance, c'est
désolant, pauvre minette....tout ce travail pour ne rien avoir à la fin.
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Avortement
Un
avortement chez une chatte est plus fréquent qu’on ne le pense. Souvent on
ne le remarque même pas et on va chercher la solution du côté du mâle qui a
saillie la femelle.
Erreur, car la femelle avorte en général avant les 3 semaines ou l’on peut
vraiment dire qu’elle est portante. Il faut bien connaître et observer sa
minette pour voir son changement
de comportement. Si on interrompt les chaleurs en donnant la pilule à une
femelle qui a été préalablement saillie, elle avortera certainement dans la
majorité des cas.
Lorsque l’on a la chance ou la malchance d’observer des prodromes
d’avortement, 3 médicaments peuvent êtres indiqués :
Secale cornutum évite
les avortements avec pertes sanguines malodorantes et noirâtres.
Viburnum lantana arrête
les douleurs spasmodiques et les crampes utérines.
Caulophyllum thalictoides
est indiqué pour les avortements
survenant par faiblesse utérine et s’accompagnant d’hémorragies passives.
Après,
ou en cours d’avortement
Pyrogenium:
Prévient les infections
éventuelles liées à l’avortement.
China: Si
l’animal a beaucoup souffert et est épuisé.
Phosphorus:
Si il y a hémorragie et que le
sang est rouge.
(Ici on attendra que le médicament ai terminé son action avant une nouvelle
administration.)
Pour terminer on donnera de l’ Arnica Montana en dose pour que la
femelle se remette plus facilement des suites de son avortement.
Au cas où et pour éviter toute complication de la matrice, on mettra la
femelle sous anti-biotique pendant 5 jours minimum
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Les avortements |
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Le terme général d'avortement recouvre deux troubles de la gestation :
la résorption fœtale et l'avortement proprement dit. |
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En cas de résorption fœtale, la chatte démarre une gestation, puis le
développement des fœtus s'arrête. Le contenu utérin peut avoir
différents devenirs : il est résorbé, il est expulsé (souvent de façon
discrète), parfois un fœtus peut être momifié. Si la résorption est très
précoce (2 premières semaines) elle est généralement confondue avec un
défaut de fécondation. Un diagnostic positif de gestation
(possible dès 14-15 jours par échographie, ou à partir de 17 jours par
palpation) non suivi de développement de fœtus signe une résorption
embryonnaire |
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À un stade plus avancé de la gestation, l'avortement est plus repérable
grâce à la constatation de l'expulsion de produits morts, ou prématurés
et non viables. Dans l'espèce féline, et surtout dans le cas de
reproductrices vivant en collectivités éventuellement surpeuplées, les
principales causes de résorptions embryonnaires et d'avortements sont
les infections |
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Les avortements infectieux |
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Les bactéries pénètrent dans l'utérus pendant les chaleurs, alors que le
col n'est pas hermétiquement fermé ; elles trouvent dans l'utérus sous
l'effet de la progestérone un milieu de développement favorable et
peuvent déclencher des avortements. Les bactéries couramment rencontrées
sont Escherichia coli, des staphylocoques, des streptocoques, des
salmonelles et des mycobactéries, des chlamydies. |
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La femelle manifeste des signes cliniques généraux (fièvre, abattement…)
et des pertes génitales. Selon le stade de la gestation, elle expulse ou
non des fragments de fœtus et de placenta plus ou moins putréfiés. |
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Avant le traitement médical et si la femelle n'est
pas trop abattue on peut nettoyer la matrice avec du Wombyl (homéophatique)
Le traitement médical fait appel aux antibiotiques, si possible après
antibiogramme, pendant au moins 2 à 3 semaines, et aux produits
favorisant la vidange de l'utérus. Selon l'état de la femelle et sa
réponse au traitement, une hystérectomie peut se révéler nécessaire,
d'autant que sa fertilité ultérieure risque d'être compromise.
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Infections virales |
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Herpès-virus félin |
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Cet agent extrêmement contagieux est responsable de la rhino trachéite
féline caractérisée par de la fièvre, une atteinte respiratoire et des
symptômes oculaires. Un chat atteint reste généralement porteur
chronique et excréteur intermittent du virus. L'infection d'une chatte
gestante sensible provoque un avortement à 5 ou 6 semaines de gestation,
ainsi que les signes respiratoires classiques de la maladie. Des
réactions non spécifiques à une virose maternelle peuvent également
compromettre la survie des fœtus. |
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La panleucopénie féline |
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Ce parvovirus très résistant et très contagieux a une affinité pour les
cellules en multiplication rapide. Chez le chat adulte il provoque
fièvre, léthargie, troubles digestifs et déshydratation, et chez les
jeunes animaux des morts subites. L'infection d'une femelle enceinte a
pour effet des avortements, mortinatalité et production de chatons
atteints de troubles cérébelleux. Attention : l'administration à une
chatte gestante d'un vaccin vivant atténué peut provoquer sur les fœtus
des effets identiques à ceux que produit l'infection naturelle ; en cas
de vaccination d'urgence d'une chatte enceinte, n'utiliser qu'un vaccin
inactivé ! |
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Les coronavirus félins FCoV (PIF, coronavirus entéritique)
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Ce ou ces virus (puisqu'il apparaît de plus en plus qu'il pourrait
s'agir d'un unique coronavirus dont les souches sont affectées d'un
pouvoir pathogène plus ou moins fort) sont peu impliqués dans le
déclenchement d'avortements : les effectifs ayant présenté des cas de
PIF n'ont pas des scores de natalité catastrophiques. L'infection in
utero conduit à la naissance de chatons mort-nés ou très faibles.
Le virus est capable d'infecter les fœtus, il infecte occasionnellement
les nouveau-nés, mais ce sont les chatons, à partir de l'âge de quelques
semaines, et surtout de 6 mois à 2 ans, qui lui paient le plus lourd
tribut. Les formes cliniques de la maladie sont extrêmement variables,
allant d'une infection inapparente ou une uvéite isolée à une ascite
quasi foudroyante. |
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Les rétrovirus félins (FeLV et FIV) |
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Le virus de l'immunodéficience féline (FIV) est capable d'être transmis
par une mère à sa portée à travers le placenta ou par le lait au moment
de la primo-infection, mais cette éventualité reste exceptionnelle.
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Le virus de la leucose féline (FeLV), lui, est spécialement associé à
des troubles de la reproduction. |
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Si dans un élevage jusqu'alors sans histoire apparaissent des problèmes
d'infertilité, il est indispensable de songer au FeLV et d'effectuer des
tests sur l'ensemble des animaux, ou au moins les chattes ayant eu du
mal à concevoir une portée.
Les conséquences de la transmission du FeLV à une chatte gestante
sensible sont les suivantes:
- 80 % : infertilité (par résorption fœtale, avortement ou
mortinatalité)
- 20 % : naissance de chatons infectés.
Les avortements et résorptions se produisent en général à partir de la
3e semaine de gestation, et jusqu'au terme. |
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Infection par des protozoaires (toxoplasmose) |
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Toxoplasma gondii est un protozoaire infectant diverses espèces, dont
l'homme, le chat étant son seul hôte définitif, avec un cycle
parasitaire comprenant une phase sexuée. L'infection du chat, qui se
produit en consommant des hôtes intermédiaires ou de la viande crue ou
mal cuite, est en général asymptomatique ou subclinique ; des cas
d'avortement, de mortinatalité ou de décès de chatons avant l'âge d'un
mois ont été associés à une infection par des toxoplasmes. |
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Les avortements non infectieux |
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Causes endocriniennes |
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Insuffisance de progestérone |
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Si le corps jaune secrète trop peu de progestérone, la gestation ne peut
être menée à son terme, car l'endomètre ne subit pas les transformations
lui permettant d'accueillir et de servir de substrat à l'œuf en
développement puis à l'embryon.
Le corps jaune fonctionne mal à cause d'une stimulation insuffisante par
la LH hypophysaire, ou, le plus souvent, d'un problème utérin entraînant
une lutéolyse précoce. Le pic de fréquence des avortements hormonaux se
situerait vers 40 jours de gestation, au moment où le placenta devrait
renforcer l'action du corps jaune.
Le diagnostic de cet état de fait est difficile car nous ne disposons
pas de valeur de référence quant au taux de progestérone nécessaire au
maintien de la grossesse. Tout au plus des prélèvements répétés (début
des chaleurs, après la saillie, 3 jours plus tard puis tous les 15
jours) permettent-ils d'espérer repérer une variation significative de
la progestéronémie. Dans le cas où l'on suspecterait un défaut de
progestérone, le traitement consisterait à administrer de la
progestérone naturelle ou artificielle. La progestérone ne doit pas être
prescrite en aveugle et dans tous les cas d'avortement de cause mal
définie, car elle peut avoir un effet abortif ; elle risque de favoriser
le développement d'un pyomètre ou d'entraîner une masculinisation des
organes génitaux externes des chatons. Les progestatifs sont
contre-indiqués en cas d'avortement imminent ou si d'autres causes sont
suspectées. De façon générale une administration de progestagènes retard
risque de retarder ou d'empêcher la mise bas. |
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Autres causes hormonales |
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Les hormones endocrines interagissent les unes vis-à-vis des autres,
aussi tout trouble hormonal peut-il être à l'origine de pathologie de la
reproduction et en particulier d'avortements.
L'hypothyroœdie du chat est vraisemblablement sous-diagnostiquée, mais
elle est plutôt responsable d'anœstrie ou d'absence d'ovulation.
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Causes toxiques |
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Les chats possèdent un système de détoxication déficient, c'est pourquoi
plusieurs substances (les plus connues étant l'aspirine et le
paracétamol) peuvent être responsables d'effets défavorables, voire
d'intoxications gravissimes. A fortiori, nombre de drogues et
médicaments, s'ils sont administrés à une chatte gestante, peuvent
provoquer des atteintes ou la mort des fœtus, parfois suivies
d'avortements, ou la production de nouveau-nés affectés d'anomalies. La
griséofulvine est à cet égard spécialement redoutable en raison de ses
effets tératogènes (fente palatine, anomalies céphaliques) ; il en est
de même pour le carbaryl.
Le danger toxique varie selon le stade de la gestation pendant lequel
ces substances sont administrées à la femelle gestante ; la période
critique concernant l'effet tératogène s'étend du 5e au 15e jour suivant
l'accouplement, soit à une période où l'on ignore encore si la chatte
est gravide. |
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Le danger toxique varie selon le stade de la gestation pendant lequel
ces substances sont administrées à la femelle gestante ; la période
critique concernant l'effet tératogène s'étend du 5e au 15e jour suivant
l'accouplement, soit à une période où l'on ignore encore si la chatte
est gravide. |
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Liste (non exhaustive) de quelques substances contre-indiquées durant la
gestation (d'après Davis). |
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Amphotéricine B : anomalies congénitales
Androgènes : masculinisation des fœtus
Chlorpromazine : nécrose hépatique néonatale
Diméthylsulfoxide : anomalies congénitales
Griséofulvine : anomalies congénitales
Inhibiteurs de la cholinestérase : myasthénie néonatale
Nitrofurantoïne : hémolyse fœtale
Paracétamol : methémoglobinémie
Phenylbutazone : goitre néonatal et néphrose
Réserpine : obstruction respiratoire
Sels d'or : anomalies congénitales
Streptomycine : surdité et anomalies congénitales
Tétracyclines : troubles de l'ossification et de la dentition
Vitamine D à dose élevée : hypercalcémie et retard mental
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Analogues de la vitamine K : hyperbilirubinémie
Anticancéreux : mort fœtale et anomalies
Corticostéroœdes : fente palatine
EDTA : anomalies congénitales
Indométacine : fermeture prématurée du canal artériel
Isoniazide : activité psychomotrice retardée
Œstrogènes : féminisation des fœtus
Phénobarbital à dose élevée : hémorragie néonatale
Propranolol : bradycardie fœtale
Salicylates : hémorragies néonatales
Sels de lithium : goitre fœtal
Sulfamides à longue action : atrophie hépatique et hyperbilirubinémie
Vitamine A à dose élevée : multiples anomalies |
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Causes alimentaires |
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Une sous-alimentation globale sévère, aboutissant à une cachexie de la
femelle et à une altération des défenses de son organisme, peut être à
l'origine d'avortements. La ration de la chatte gestante doit comporter
un taux élevé de protéines de bonne qualité et un taux énergétique
également élevé ; elle ne doit pas être outrageusement supplémentée en
minéraux. La prise de poids de la chatte gravide est grossièrement
linéaire, aussi la ration sera-t-elle progressivement augmentée, l'idéal
étant de distribuer l'aliment ad libitum en surveillant simplement
l'installation d'un excès de poids.
Les éléments dont la carence a été directement mise en cause dans le
déclenchement d'avortements sont les suivants :
- Vitamine A : elle intervient dans la régulation des hormones sexuelles
et prépare la muqueuse utérine pour la nidation et la gestation ;
- Vitamine D : elle joue un rôle dans le métabolisme phospho-calcique ;
sa carence entraîne une résorption fœtale ;
- Iode : elle est indispensable au fonctionnement de la thyroïde ; des
résorptions fœtales ont été observées lors de carence en iode.
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Causes traumatiques |
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Tout traumatisme entraînant des lésions de la femelle, des fœtus ou des
placentas (hémorragies, décollement placentaire) peut aboutir à la mort
et/ou l'expulsion des fœtus.
Les chocs psychologiques eux-mêmes, en provoquant un stress et tout son
cortège de perturbations neuro-hormonales, peuvent déclencher ou
favoriser un avortement. |
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Causes génétiques |
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Un fœtus dont le génotype comporte des gènes létaux entraînant une mort
plus ou moins précoce in utero est résorbé ou expulsé.
Le gène létal le plus connu dans l'espèce féline est l'allèle dominant
M, déterminant le raccourcissement ou l'absence de la queue
caractéristique du Manx, ou chat de l'île de Man.
L'allèle M à l'état homozygote est létal, c'est-à-dire que les fœtus de
génotype (MM) sont résorbés à un stade précoce de la gestation. Tous les
Manx à queue réduite ou courte sont des hétérozygotes de génotype (Mm) ;
de l'accouplement de deux Manx naissent, statistiquement, 2/3 de sujets
à queue courte de génotype (Mm) et 1/3 de sujets à queue normale de
génotype (mm) ; la prolificité des Manx est inférieure à celle des
autres races félines de morphologie comparable.
Dans toutes les races peuvent survenir des anomalies génétiques telles
que mosaïques (si le chaton est viable, ce phénomène peut permettre la
naissance d'un mâle écaille fertile) ou nombre incorrect de chromosomes
(exemple : syndrome de Turner : individu XO muni d'un seul chromosome
sexuel, trisomie autosomique). Les anomalies chromosomiques dues au
vieillissement des gamètes peuvent être une cause de réduction des
portées par résorption des chatons anormaux.
Le tableau ci dessous résume les principales causes d'interruption de la
gestation chez la chatte. Dans tous les cas, un avortement doit être
pris au sérieux. Si les avortons sont retrouvés, il faut immédiatement
les réfrigérer, et les faire autopsier dans les 24 heures En l'attente
des résultats, la femelle est à isoler des autres femelles gestantes,
afin d'éviter une épidémie, le cas échéant. La majorité des
interruptions de gestation chez la chatte sont en effet d'origine
infectieuse. Les autopsies, les examens bactériologiques ou
histologiques, ainsi que l'examen clinique de la femelle, orienteront
vers un diagnostic. Celui ci permettra alors de tout mettre en œuvre
pour prévenir les récidives. |
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Autres troubles de la gestation |
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Gestation extra-utérine |
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Elle peut résulter de deux mécanismes : ou l'ovule fécondé est libéré
dans la cavité abdominale dans laquelle il croît sur le péritoine ou le
mésentère, ou l'embryon s'y loge et s'y développe à la suite d'une
rupture de l'utérus. Quand le fœtus arrête son développement et meurt,
il s'enkyste et prend l'apparence d'une pseudo-tumeur.
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Torsion utérine |
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Les cornes utérines de la chatte sont longues et suspendues par des
mésos relativement lâches. Sous l'effet de facteurs mal connus
(hyperactivité de la femelle, traumatisme, contractions utérines…) dans
la seconde moitié de la gestation, il arrive que l'une des cornes
effectue une rotation sur son axe longitudinal.
La chatte manifeste une forte douleur abdominale, suivie d'une
altération de l'état général puis de l'installation d'un état de choc.
La palpation de la masse formée par la corne enroulée est difficile car
l'abdomen est tendu, douloureux et recèle un liquide hémorragique.
Le diagnostic étant confirmé par une laparotomie, le traitement immédiat
est une ovario-hystérectomie. |
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Rupture utérine |
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Parfois consécutive à un traumatisme en fin de gestation, elle se
produit le plus souvent au moment de la mise bas. |
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Copyright Anouchat |
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Mise à jour le
02.08.2010 |