Conseils utiles pour une mise bas et avortement!

a voir en cliquant ici http://www.youtube.com/watch?v=5GYFwgd1UK0&feature=related naissance en direct

Il arrive que nous soyons obligée de jouer le rôle de sage femme.

       NE PAS PANIQUER pour sauver les chatons…             

Préparez un grand carton et des draps de molleton un ou deux jours à l’avance.

Le jour de la naissance vous avez besoin d’une balance, du papier et un crayon pour noter l’heure de naissance et le poids du chaton, d’un linge et des draps de molleton propres et préalablement tenus au chaud, une bouillotte peut aussi faire l’affaire, mais attention à ne pas mettre de l’eau trop chaude. Avoir toujours à portée de main des gouttes Rescue de Bach que l’on pourra donner à la femelle de temps à autre et des gouttes Star of Bethlehem pour les chatons. En règle général la chatte n’a pas besoin d’aide pour la mise bas, par contre elle aime bien que sa maîtresse soit près d’elle, ce qui la sécurise.
 

Avoir à disposition une paire de ciseaux, du fil blanc, de l’alcool, un compte gouttes, un linge éponge tiède et les gouttes Bach.

La plupart des chatons arrivent la tête en premier. C’est la présentation antérieure et la naissance la plus facile.

La présentation postérieure, les pattes en premier, ne présente en général aucun problème majeur,
à moins que la chatte ne se fatigue.

Des problèmes ont toutes chances d’arriver avec présentation par le siège, lorsque l’arrière-train
arrive en premier. Les pattes sont le long du corps et peuvent s’accrocher.

1. consultez le vétérinaire 2. Armez-vous de courage et attendre une contraction pour tirer le chaton hors de la mère.


PREMIERE PORTEE OU NAISSANCES LONGUES

Ne négligez pas votre chatte alors qu’elle entre en travail, mais ne vous agitez pas non plus. Le premier stade peut durer des heures.

Placez-la dans un endroit plutôt sombre.

Si elle a de fortes contractions pendant plus de deux heures, appelez le vétérinaire pour avoir son avis.

       
                   PROBLEME DE NAISSANCE:
 Si le chaton ne respire pas dans les quelques secondes qui suivent, prenez-le dans vos mains et nettoyez le museau afin de dégager les orifices   pour qu'il puisse respirer,  massez-le afin d'activer sa respiration et le passage l’air. (Je mets souvent une goutte de Star of Bethlehem sur le bout de son nez ce qui provoque une réaction et fait crier le petit).
Attention à ne pas le secouer pour ne pas provoquer des lésions au cerveaux. (Bébé secoué)



 Rendez-le à sa mère dès qu’il est revenu à lui, et encouragez-la à le lécher, ce qui stimulera  aussi sa respiration

 

 



Vous pouvez aussi séchez le chaton en le frottant avec la serviette propre pour stimuler sa respiration

 

 


Si la chatte ne fait pas le travail, vous couperez le cordon ombilical. Faites une ligature près du corps (environ un bon cm) et coupez le cordon très  précautionneusement de l’autre côté. Vous aurez pris bien soin de désinfecter la paire de ciseaux  auparavant. Vous pouvez aussi mettre une goutte de Rescue sur le petit bout du cordon ombilical ligaturé, ce qui a un effet  bienfaisant et désinfectant. 

 

 

Avant de produire du  lait, la chatte fait du COLOSTRUM, ce nectar est très important car il contient des anticorps pour la protection du bébé.

Il est donc NECESSAIRE que le chaton puisse téter sa mère très rapidement.

Vous pouvez nettoyer les tétines et les ramollir avec de l’huile de paraffine.
 

Si pour une raison quelconque la chatte ne peut nourrir de suite son petit, prenez le chaton dans la paume  de votre main et bercez le doucement, pressez gentiment la poire du biberon pour faire sortir le lait de substitution. Le chaton va rapidement sucer.

Il est important de stériliser tout ce qui sert au nourrissage. 

On peut utiliser un compte-gouttes,

une seringue

ou un biberon.
 


On arrive parfois à ramener à la vie, un chaton né inconscient en le plongeant dans de l’eau chaude et en massant son petit corps inerte.

Attention à ne pas l’ébouillanter

Ne pas oublier de réchauffer un chaton si celui ci à pris froid car il tombe rapidement en hypothermie ce qui peut entraîner la mort du petit. La nurserie devrait avoir pendant une semaine au moins une température de environ 30°

A partir du 60° jour, la chatte gestante doit être surveillée attentivement. Si rien ne se passe après le 70° jour, il vous faudra consulter en urgence votre vétérinaire qui agira en conséquence. La grossesse dure, suivant les races de chats de 63 à 69 jours.

A l’inverse, une mise bas avant le 60° jour serait immanquablement suivie de la mort des prématurés. 

Lorsque la mise bas devient imminente, la température de la chatte descend aux environs de 37° alors que normalement elle se situe aux alentours des 38,5°. 

Les premières contractions passent souvent inaperçues, mais on peut se douter que quelque chose se prépare quand la chatte se lèche constamment les parties génitales.


Granules homéopathique


Spray d'Urgence
 Bach


Pour une mise bas sans douleurs ou presque, mes femelles reçoivent une préparation homéopathique.
5 jour avant la m b  - 1 dose de Nux Vomica
10 gtes matin et soir de Parturyl pour la préparation à la mise bas.
Pendant la m b 10 à 20 gtes de demi-heure en demi-heure.
Aux premières contractions je donne 2 ml d'huile de paraffine médical cela aide à mieux glisser. Après le premier bb et si la femelle a de la peine à mettre bas, je donne 2 ml de wombyl active la matrice à l'élimination. J'ai évité plusieurs césarienne avec ce procédé, le wombyl se donne aussi après pour le nettoyage de la matrice

 

Wombyl pour la prévention et traitement des complications de la mise bas. Voir le mode d'emploi.

 

Appareil génital mâle et femelle

   


L'accouplement


Mâle montrant son pénis


Femelle


Mâle


Femelle

1 - Ovaire   2 - Trompe de Fallope
3 - Corne utérine (ouverte à droite)
4 - Col utérin
   5 - Vagin   6 - Orifice urétral
7 - Vulve
   8 - Urètre   9 - Uretère
10 - Vessie
   11 - Tissu adipeux
(P. Eckstein et S. Zuckerman, 1960)

 

Mâle

1 - Canal déférent
2 - Cordon spermatique
3 - Épididyme
      4 - Gland
5 - Glande de Cowper
6 - Muscle ischio-caverneux
7 - Prostate
   
8 - Pénis   9 - Prépuce
10 - Testicule
   11 - Uretère   12 - Urètre
13 - Vessie
   14 - Vaisseaux testiculaires
(d'après Crouch, J. E., 1969).

Pénis

1 - Orifice externe de l'urètre
2 - Gland du pénis
3 - Os pénien
4 - Lame préputiale interne


25 juillet 2010 je viens de vivre le premier  avortement d'une de mes minette, à 3 semaines de la mise bas. Cela me fend le cœur tant elle pleure de douleur :-(((

24 juillet la minette ne bouge pas de son nid et ne mange rien de la journée, le dimanche 25 elle émets des petits miaulements de détresse et cherche à se cacher, je l'observe et remarque qu'elle a des contractions. Je la mets en cage à fin de mieux suivre l'évolution et me rends à l'évidence qu'elle me fait un avortement. Elle pleure sans cesse et la mise bas commence, une petite femelle de 70g, puis une autre de 72g et un mâle de 64 g et encore un de 80g, pauvre minette elle se rend compte que ses bébés sont tous mort et pleure sans cesse, quelle tristesse je ne peux rien faire pour elle sinon rester à son chevet, elle tremble et je me soucis d'une crise d'éclampsie, Je lui donne une dose de pyrogénium 7 ch, puis 5 granules d'un composé fortifiant et 5 granules de ferrum phosphoricum 9ch ensuite elle reçoit un peu de viande rouge pour la soutenir, son tremblement disparait doucement, mais la minette continue de gémir et ses yeux sont remplis de tristesse, je lui donne encore un peu de lait maternisé et un peu de pâte vitaminée . Les bébés à 3 semaines du termes sont bien formés bien que un peu fripés mais il n'y a pas un souffle de vie à la naissance, c'est désolant, pauvre minette....tout ce travail pour ne rien avoir à la fin.

 

Avortement 

Un avortement chez une chatte est plus fréquent qu’on ne le pense. Souvent on ne le remarque même pas et on va chercher la solution du côté du mâle qui a saillie la femelle.
 Erreur, car la femelle avorte en général avant les 3 semaines ou l’on peut vraiment dire qu’elle est portante. Il faut bien connaître et observer sa minette pour voir son changement
 de comportement. Si on interrompt les chaleurs en donnant la pilule à une femelle qui a été préalablement saillie, elle avortera certainement dans la majorité des cas.
Lorsque l’on a la chance ou la malchance d’observer des prodromes d’avortement, 3 médicaments peuvent êtres indiqués :
Secale cornutum
évite les avortements avec pertes sanguines malodorantes et noirâtres.
Viburnum lantana 
arrête les douleurs spasmodiques et les crampes utérines.
Caulophyllum thalictoides
est indiqué pour les avortements survenant par faiblesse utérine et s’accompagnant d’hémorragies passives.
 

 Après, ou en cours d’avortement 

Pyrogenium:   Prévient les infections éventuelles liées à l’avortement. 

China: Si l’animal a beaucoup souffert et est épuisé. 

Phosphorus: Si il y a hémorragie et que le sang est rouge.
(Ici on attendra que le médicament ai terminé son action avant une nouvelle administration.)

Pour terminer on donnera de l’ Arnica Montana en dose pour que la femelle se remette plus facilement des suites de son avortement.

Au cas où et pour éviter toute complication de la matrice, on mettra la femelle sous anti-biotique pendant 5 jours minimum

Les avortements

Le terme général d'avortement recouvre deux troubles de la gestation : la résorption fœtale et l'avortement proprement dit.

En cas de résorption fœtale, la chatte démarre une gestation, puis le développement des fœtus s'arrête. Le contenu utérin peut avoir différents devenirs : il est résorbé, il est expulsé (souvent de façon discrète), parfois un fœtus peut être momifié. Si la résorption est très précoce (2 premières semaines) elle est généralement confondue avec un défaut de fécondation. Un diagnostic positif de gestation (possible dès 14-15 jours par échographie, ou à partir de 17 jours par palpation) non suivi de développement de fœtus signe une résorption embryonnaire

À un stade plus avancé de la gestation, l'avortement est plus repérable grâce à la constatation de l'expulsion de produits morts, ou prématurés et non viables. Dans l'espèce féline, et surtout dans le cas de reproductrices vivant en collectivités éventuellement surpeuplées, les principales causes de résorptions embryonnaires et d'avortements sont les infections

Les avortements infectieux

Les bactéries pénètrent dans l'utérus pendant les chaleurs, alors que le col n'est pas hermétiquement fermé ; elles trouvent dans l'utérus sous l'effet de la progestérone un milieu de développement favorable et peuvent déclencher des avortements. Les bactéries couramment rencontrées sont Escherichia coli, des staphylocoques, des streptocoques, des salmonelles et des mycobactéries, des chlamydies.

La femelle manifeste des signes cliniques généraux (fièvre, abattement…) et des pertes génitales. Selon le stade de la gestation, elle expulse ou non des fragments de fœtus et de placenta plus ou moins putréfiés.

Avant le traitement médical et si la femelle n'est pas trop abattue on peut nettoyer la matrice avec du Wombyl (homéophatique) Le traitement médical fait appel aux antibiotiques, si possible après antibiogramme, pendant au moins 2 à 3 semaines, et aux produits favorisant la vidange de l'utérus. Selon l'état de la femelle et sa réponse au traitement, une hystérectomie peut se révéler nécessaire, d'autant que sa fertilité ultérieure risque d'être compromise.

Infections virales

Herpès-virus félin

Cet agent extrêmement contagieux est responsable de la rhino trachéite féline caractérisée par de la fièvre, une atteinte respiratoire et des symptômes oculaires. Un chat atteint reste généralement porteur chronique et excréteur intermittent du virus. L'infection d'une chatte gestante sensible provoque un avortement à 5 ou 6 semaines de gestation, ainsi que les signes respiratoires classiques de la maladie. Des réactions non spécifiques à une virose maternelle peuvent également compromettre la survie des fœtus.

La panleucopénie féline

Ce parvovirus très résistant et très contagieux a une affinité pour les cellules en multiplication rapide. Chez le chat adulte il provoque fièvre, léthargie, troubles digestifs et déshydratation, et chez les jeunes animaux des morts subites. L'infection d'une femelle enceinte a pour effet des avortements, mortinatalité et production de chatons atteints de troubles cérébelleux. Attention : l'administration à une chatte gestante d'un vaccin vivant atténué peut provoquer sur les fœtus des effets identiques à ceux que produit l'infection naturelle ; en cas de vaccination d'urgence d'une chatte enceinte, n'utiliser qu'un vaccin inactivé !

Les coronavirus félins FCoV (PIF, coronavirus entéritique)

Ce ou ces virus (puisqu'il apparaît de plus en plus qu'il pourrait s'agir d'un unique coronavirus dont les souches sont affectées d'un pouvoir pathogène plus ou moins fort) sont peu impliqués dans le déclenchement d'avortements : les effectifs ayant présenté des cas de PIF n'ont pas des scores de natalité catastrophiques. L'infection in utero conduit à la naissance de chatons mort-nés ou très faibles.
Le virus est capable d'infecter les fœtus, il infecte occasionnellement les nouveau-nés, mais ce sont les chatons, à partir de l'âge de quelques semaines, et surtout de 6 mois à 2 ans, qui lui paient le plus lourd tribut. Les formes cliniques de la maladie sont extrêmement variables, allant d'une infection inapparente ou une uvéite isolée à une ascite quasi foudroyante.

Les rétrovirus félins (FeLV et FIV)

Le virus de l'immunodéficience féline (FIV) est capable d'être transmis par une mère à sa portée à travers le placenta ou par le lait au moment de la primo-infection, mais cette éventualité reste exceptionnelle.

Le virus de la leucose féline (FeLV), lui, est spécialement associé à des troubles de la reproduction.

Si dans un élevage jusqu'alors sans histoire apparaissent des problèmes d'infertilité, il est indispensable de songer au FeLV et d'effectuer des tests sur l'ensemble des animaux, ou au moins les chattes ayant eu du mal à concevoir une portée.
Les conséquences de la transmission du FeLV à une chatte gestante sensible sont les suivantes
:
- 80 % : infertilité (par résorption fœtale, avortement ou mortinatalité)
- 20 % : naissance de chatons infectés.
Les avortements et résorptions se produisent en général à partir de la 3e semaine de gestation, et jusqu'au terme.

Infection par des protozoaires (toxoplasmose)

Toxoplasma gondii est un protozoaire infectant diverses espèces, dont l'homme, le chat étant son seul hôte définitif, avec un cycle parasitaire comprenant une phase sexuée. L'infection du chat, qui se produit en consommant des hôtes intermédiaires ou de la viande crue ou mal cuite, est en général asymptomatique ou subclinique ; des cas d'avortement, de mortinatalité ou de décès de chatons avant l'âge d'un mois ont été associés à une infection par des toxoplasmes.

Les avortements non infectieux

Causes endocriniennes

Insuffisance de progestérone

Si le corps jaune secrète trop peu de progestérone, la gestation ne peut être menée à son terme, car l'endomètre ne subit pas les transformations lui permettant d'accueillir et de servir de substrat à l'œuf en développement puis à l'embryon.
Le corps jaune fonctionne mal à cause d'une stimulation insuffisante par la LH hypophysaire, ou, le plus souvent, d'un problème utérin entraînant une lutéolyse précoce. Le pic de fréquence des avortements hormonaux se situerait vers 40 jours de gestation, au moment où le placenta devrait renforcer l'action du corps jaune.
Le diagnostic de cet état de fait est difficile car nous ne disposons pas de valeur de référence quant au taux de progestérone nécessaire au maintien de la grossesse. Tout au plus des prélèvements répétés (début des chaleurs, après la saillie, 3 jours plus tard puis tous les 15 jours) permettent-ils d'espérer repérer une variation significative de la progestéronémie. Dans le cas où l'on suspecterait un défaut de progestérone, le traitement consisterait à administrer de la progestérone naturelle ou artificielle. La progestérone ne doit pas être prescrite en aveugle et dans tous les cas d'avortement de cause mal définie, car elle peut avoir un effet abortif ; elle risque de favoriser le développement d'un pyomètre ou d'entraîner une masculinisation des organes génitaux externes des chatons. Les progestatifs sont contre-indiqués en cas d'avortement imminent ou si d'autres causes sont suspectées. De façon générale une administration de progestagènes retard risque de retarder ou d'empêcher la mise bas.

Autres causes hormonales

Les hormones endocrines interagissent les unes vis-à-vis des autres, aussi tout trouble hormonal peut-il être à l'origine de pathologie de la reproduction et en particulier d'avortements.
L'hypothyroœdie du chat est vraisemblablement sous-diagnostiquée, mais elle est plutôt responsable d'anœstrie ou d'absence d'ovulation.

Causes toxiques

Les chats possèdent un système de détoxication déficient, c'est pourquoi plusieurs substances (les plus connues étant l'aspirine et le paracétamol) peuvent être responsables d'effets défavorables, voire d'intoxications gravissimes. A fortiori, nombre de drogues et médicaments, s'ils sont administrés à une chatte gestante, peuvent provoquer des atteintes ou la mort des fœtus, parfois suivies d'avortements, ou la production de nouveau-nés affectés d'anomalies. La griséofulvine est à cet égard spécialement redoutable en raison de ses effets tératogènes (fente palatine, anomalies céphaliques) ; il en est de même pour le carbaryl.
Le danger toxique varie selon le stade de la gestation pendant lequel ces substances sont administrées à la femelle gestante ; la période critique concernant l'effet tératogène s'étend du 5e au 15e jour suivant l'accouplement, soit à une période où l'on ignore encore si la chatte est gravide.

Le danger toxique varie selon le stade de la gestation pendant lequel ces substances sont administrées à la femelle gestante ; la période critique concernant l'effet tératogène s'étend du 5e au 15e jour suivant l'accouplement, soit à une période où l'on ignore encore si la chatte est gravide.

Liste (non exhaustive) de quelques substances contre-indiquées durant la gestation (d'après Davis).

Amphotéricine B : anomalies congénitales
Androgènes : masculinisation des fœtus
Chlorpromazine : nécrose hépatique néonatale
Diméthylsulfoxide : anomalies congénitales
Griséofulvine : anomalies congénitales
Inhibiteurs de la cholinestérase : myasthénie néonatale
Nitrofurantoïne : hémolyse fœtale
Paracétamol : methémoglobinémie
Phenylbutazone : goitre néonatal et néphrose
Réserpine : obstruction respiratoire
Sels d'or : anomalies congénitales
Streptomycine : surdité et anomalies congénitales
Tétracyclines : troubles de l'ossification et de la dentition
Vitamine D à dose élevée : hypercalcémie et retard mental

Analogues de la vitamine K : hyperbilirubinémie
Anticancéreux : mort fœtale et anomalies
Corticostéroœdes : fente palatine
EDTA : anomalies congénitales
Indométacine : fermeture prématurée du canal artériel
Isoniazide : activité psychomotrice retardée
Œstrogènes : féminisation des fœtus
Phénobarbital à dose élevée : hémorragie néonatale
Propranolol : bradycardie fœtale
Salicylates : hémorragies néonatales
Sels de lithium : goitre fœtal
Sulfamides à longue action : atrophie hépatique et hyperbilirubinémie
Vitamine A à dose élevée : multiples anomalies

Causes alimentaires

Une sous-alimentation globale sévère, aboutissant à une cachexie de la femelle et à une altération des défenses de son organisme, peut être à l'origine d'avortements. La ration de la chatte gestante doit comporter un taux élevé de protéines de bonne qualité et un taux énergétique également élevé ; elle ne doit pas être outrageusement supplémentée en minéraux. La prise de poids de la chatte gravide est grossièrement linéaire, aussi la ration sera-t-elle progressivement augmentée, l'idéal étant de distribuer l'aliment ad libitum en surveillant simplement l'installation d'un excès de poids.
Les éléments dont la carence a été directement mise en cause dans le déclenchement d'avortements sont les suivants :
- Vitamine A : elle intervient dans la régulation des hormones sexuelles et prépare la muqueuse utérine pour la nidation et la gestation ;
- Vitamine D : elle joue un rôle dans le métabolisme phospho-calcique ; sa carence entraîne une résorption fœtale ;
- Iode : elle est indispensable au fonctionnement de la thyroïde ; des résorptions fœtales ont été observées lors de carence en iode.

Causes traumatiques

Tout traumatisme entraînant des lésions de la femelle, des fœtus ou des placentas (hémorragies, décollement placentaire) peut aboutir à la mort et/ou l'expulsion des fœtus.
Les chocs psychologiques eux-mêmes, en provoquant un stress et tout son cortège de perturbations neuro-hormonales, peuvent déclencher ou favoriser un avortement.

Causes génétiques

Un fœtus dont le génotype comporte des gènes létaux entraînant une mort plus ou moins précoce in utero est résorbé ou expulsé.
Le gène létal le plus connu dans l'espèce féline est l'allèle dominant M, déterminant le raccourcissement ou l'absence de la queue caractéristique du Manx, ou chat de l'île de Man.
L'allèle M à l'état homozygote est létal, c'est-à-dire que les fœtus de génotype (MM) sont résorbés à un stade précoce de la gestation. Tous les Manx à queue réduite ou courte sont des hétérozygotes de génotype (Mm) ; de l'accouplement de deux Manx naissent, statistiquement, 2/3 de sujets à queue courte de génotype (Mm) et 1/3 de sujets à queue normale de génotype (mm) ; la prolificité des Manx est inférieure à celle des autres races félines de morphologie comparable.
Dans toutes les races peuvent survenir des anomalies génétiques telles que mosaïques (si le chaton est viable, ce phénomène peut permettre la naissance d'un mâle écaille fertile) ou nombre incorrect de chromosomes (exemple : syndrome de Turner : individu XO muni d'un seul chromosome sexuel, trisomie autosomique). Les anomalies chromosomiques dues au vieillissement des gamètes peuvent être une cause de réduction des portées par résorption des chatons anormaux.
Le tableau ci dessous résume les principales causes d'interruption de la gestation chez la chatte. Dans tous les cas, un avortement doit être pris au sérieux. Si les avortons sont retrouvés, il faut immédiatement les réfrigérer, et les faire autopsier dans les 24 heures En l'attente des résultats, la femelle est à isoler des autres femelles gestantes, afin d'éviter une épidémie, le cas échéant. La majorité des interruptions de gestation chez la chatte sont en effet d'origine infectieuse. Les autopsies, les examens bactériologiques ou histologiques, ainsi que l'examen clinique de la femelle, orienteront vers un diagnostic. Celui ci permettra alors de tout mettre en œuvre pour prévenir les récidives.

Autres troubles de la gestation

Gestation extra-utérine

Elle peut résulter de deux mécanismes : ou l'ovule fécondé est libéré dans la cavité abdominale dans laquelle il croît sur le péritoine ou le mésentère, ou l'embryon s'y loge et s'y développe à la suite d'une rupture de l'utérus. Quand le fœtus arrête son développement et meurt, il s'enkyste et prend l'apparence d'une pseudo-tumeur.

Torsion utérine

Les cornes utérines de la chatte sont longues et suspendues par des mésos relativement lâches. Sous l'effet de facteurs mal connus (hyperactivité de la femelle, traumatisme, contractions utérines…) dans la seconde moitié de la gestation, il arrive que l'une des cornes effectue une rotation sur son axe longitudinal.
La chatte manifeste une forte douleur abdominale, suivie d'une altération de l'état général puis de l'installation d'un état de choc. La palpation de la masse formée par la corne enroulée est difficile car l'abdomen est tendu, douloureux et recèle un liquide hémorragique.
Le diagnostic étant confirmé par une laparotomie, le traitement immédiat est une ovario-hystérectomie.

Rupture utérine

Parfois consécutive à un traumatisme en fin de gestation, elle se produit le plus souvent au moment de la mise bas.

Copyright Anouchat

Mise à jour le 02.08.2010